Nous quittons Lower Sabie et prenons la route jusqu’à Satara (100km). Dans le parc la vitesse est de 30 km/h, nous guettons les bords de route pour apercevoir le plus d’animaux possible.
Arrivés à Tshokwane, il est l’heure de prendre un petit café et surtout de se dégourdir les jambes (eh, oui, interdiction de sortir de voiture dans le parc !). Nous avons croisé beaucoup d’impalas et de babouins, un troupeau énorme d’éléphants, des zèbres, des girafes….nous sommes agréablement surpris de voir autant d’animaux ! C’est génial !
L’hébergement est rustique au Satara Rest Camp et le resto du camp fait partie de la même chaine hotelliere que celui de Lower Sabie. A l’enregistrement on nous confirme que notre agence à réservé un safari pour nous à 17h, c’est parfait.
Nous partons donc en 4X4 pour 3h de safari avec un guide. Sur la piste nous rencontrons à nouveau beaucoup d’impalas, des zèbres, d’éléphants lorsque soudain, alors que le crépuscule commence à tomber, notre guide nous annonce «lions a head» !
Quelle surprise, une lionne avance impassible face à notre 4×4 suivie à une 100taine de mètre par un lion. Ils passent à coté de nous sans se laisser déranger (bon, on n’a pas trop essaye de les titiller !) C’est impressionnant et surréaliste à la fois de voir ces deux lions marcher sur la route, nous pensions en voir couchés sous un arbre mais certainement pas sur la route goudronnée !
Un peu plus tard un éléphant assez menaçant empêchait le passage de notre 4×4. Le guide s’est arrêté à bonne distance et à fait rugir le moteur plusieurs fois pour le faire reculer, ce qu’il fit peu à peu. Impressionnant ! Nous n’étions pas très rassurés et ce n’est qu’après un coup d’accélérateur donné pour nous éloigner rapidement que les conversations reprirent dans la voiture.

La nuit tombée, nous devions tenir des phares pour éclairer les bas cotés et les arbres. C’est étonnant de voir apparaître la masse noire d’un éléphant ou les yeux brillants des impalas dans les faisceaux des phares. Vraiment une belle expérience ce safari !
A notre retour, de nombreux occupants du Rest Camp font un braai devant leur hébergement ! Ce mot d’origine Afrikaner, signifie viande grillée. Mais surtout ne dîtes pas à un amateur ici que c’est un barbecue. Il vous en voudra. Pourtant à regarder ces demi-mètres de boerewors (saucisses), ces côtelettes d’agneaux, ces morceaux de poulets, ces côtes de porc, cuire sur une grille posée au-dessus de charbons ardents, on pourrait s’y méprendre.