Escapade dans la vallée de Mai Chau, Phu Luong et Ninh Binh

Située à environ 140 kilomètres au sud-ouest de Hanoï, la vallée de Mai Châu est une échappée paisible loin de l’agitation urbaine. C’est Phuong, notre nouveau guide francophone, qui va nous accompagner pour la dernière partie de notre voyage.

Avant de descendre dans la vallée, un arrêt au col de Thung Khe, aussi appelé le col de la Pierre Blanche, est incontournable. Situé à plus de 1 000 mètres d’altitude, il offre une vue panoramique sur toute la vallée de Mai Châu. Un marché ethnique est installé au sommet du col. Il n’y a pas de touristes, juste des habitants des villages alentours.

Mai Chau offre un paysage de rizières verdoyantes, encadré par des montagnes. La région est peuplée principalement par l’ethnie des Thaïs blancs, qui ont su préserver un mode de vie traditionnel et une culture riche, notamment à travers leurs maisons sur pilotis et leur artisanat.

Mai Châu nous offre une belle immersion dans la vie rurale du nord du Vietnam.

En fin d’après- midi, Phuong nous emmène à vélo découvrir la beauté sereine de la campagne.

Les chemins sont propices à l’exploration et nous mènent vers des villages reculés. Cette balade fut une invitation à la contemplation, une déconnexion totale au milieu des rizières émeraude et des montagnes karstiques.

La réserve naturelle de Pu Luong 

Cette réserve est un véritable écrin de nature. Elle est réputée pour ses paysages de rizières en terrasses, ses forêts luxuriantes et sa biodiversité, abritant de nombreuses espèces végétales et animales. C’est un lieu privilégié pour de belles randonnées.

Les roues à eau de Phu Long

Vous vous êtes un jour demandé comment était acheminée l’eau jusqu’au rizières? Les techniques traditionnelles sont assez impressionnantes! Aujourd’hui il est possible d’observer ces roues hydrauliques à Pu Luong, ce qui permet de découvrir cet héritage culturel et historique.

Nous avons trouvé cela fascinant de voir ces roues en activités, on se sent comme transportés dans le temps, dans une autre époque.

Nous profitons d’une balade en radeau de bambou pour découvrir les paysages verdoyants le long de la rivière Cham. Très reposant, nous sommes seuls!

Pour notre séjour à Phu Long nous logions au Phu Luong Eco Garden, un très bel hôtel au milieu des rizières. C’était top!

Ninh Binh, la baie d’Ha Long terrestre

Ce matin nous prenons la route pour Tam Coc dans la province de Ninh Binh, notre dernière étape. Surnommée la « baie d’Ha Long terrestre », la province de Ninh Bình offre des paysages spectaculaires où les pitons karstiques recouverts de végétation luxuriante percent les rizières et les rivières. A l’arrivée une barque en bambou nous attend pour une visite de la Réserve naturelle de Van Long. Il y a ici beaucoup moins de touristes qu’a l’embarcadère de Tam Coc!

La réserve naturelle de Vân Long, séduit les voyageurs en quête d’une destination authentique et préservée, loin de l’agitation touristique. C’est un havre de paix!

Les temples des empereurs Ding et Le

La province de Ninh Binh est connue pour ses beaux paysages. Mais elle compte aussi des sites historiques et religieux importants dont les temples dédiés à deux rois de la dynastie des Dinh et des Lê.

Ces temples dédiés à deux rois des dynasties des Dinh et des Lê sont l’endroit où les visiteurs peuvent admirer les vestiges de l’ancienne capitale de Hoa Lu, qui fut la fierté du premier État féodal centralisé du Vietnam après mille ans de domination chinoise.

Aujourd’hui c’est notre dernier jour, nous avons notre vol Hanoi-Hong Kong-Frankfurt ce soir. Nous en profitons encore un peu pour découvrir la campagne paisible autour de Tam Coc lors d’une balade en vélo. J’ai la chance de ne pas devoir pédaler, notre guide a prévu l’option scooter électrique pour moi et fate bike électrique pour Gérard.

La campagne autour de Ninh Binh est absolument magnifique et les chemins sont très faciles d’accès ! Nous avons pu explorer à notre rythme les petits villages et les chemins de campagne serpentant entre les rizières.

En pleine campagne, au détour d’une route nous arrivons au temple Thai Vi qui se situe au cœur de la région de Tam Coc. Il est entouré de rizières et de montagnes calcaires spectaculaires. Nous arrivons en pleine cérémonie!

Construit en hommage aux rois de la dynastie Tran, ce temple représente un magnifique exemple d’architecture traditionnelle vietnamienne. L’atmosphère y est intime et paisible. 

Pour déjeuner, nous sommes attendus par une famille qui fait table d’hôte. Comme toujours, c’est très copieux et délicieux.

Pour notre dernière nuit au Vietnam, nous avons logé à Tam Coc au Clos du fils. Le village de Tan Coc est très touristique, la quiétude des lieux peut être quelque peu perturbée par l’afflux de visiteurs. C’est ici que se trouve l’embarcadère principal pour visiter la baie d’Ha Long terrestre.

C’est un site très touristique mais malgré ca Tam Coc à su garder un certain charme. Les restaurants y sont nombreux à proposer les spécialités locales comme la chèvre ou le canard grillés. Gérard a pris un demi canard à la broche (5€)!

Petit bilan de ces trois semaines

Le Nord du Vietnam est une région d’une richesse incroyable. Après avoir gouté au charmes des grandes villes vietnamiennes il y a 13 ans, nous sommes ravis d’être partis à la découverte du Nord entre Hanoi et la frontière chinoise.

Cette région est une mosaïque de paysages et de cultures, une invitation à un voyage au cœur de l’âme vietnamienne. Des sites historiques chargés d’histoire aux joyaux naturels classés au patrimoine mondial, l’ancien Tonkin nous a offert une palette d’expériences infinies. Que vous soyez en quête de culture, de nature ou de détente, vous y trouverez votre bonheur!

Le Nord du Vietnam est d’une beauté sauvage et magnifique!

Découverte du Haut Tonkin

C’est Quang, notre jeune guide anglophone, accompagné de notre chauffeur Viet, qui va nous faire découvrir cette région. Pendant 10 jours, nous allons parcourir les plus belles étapes de la boucle de Ha Giang, rencontrer les minorités ethniques et admirer des paysages de rizières et de montagnes. 

Le Tonkin, cette ancienne province du royaume de Cochinchine couvre la région montagneuse à la frontière avec la Chine, le delta du fleuve rouge et Hanoi.

Le Nord du Vietnam est brut, montagneux, à des années-lumière de Hanoi. Nous roulons entre pics karstiques et rizières, sur des routes accrochées aux flancs des montagnes et passons des cols qui donnent le vertige.

La ville de Ha Giang, notre première étape, se situe à l’extrême nord du Vietnam, près de la frontière chinoise, à 320 km de Hanoï. Il nous faudra 8h de trajet en voiture pour y aller en faisant quelques pauses café.

Les Vietnamiens consomment le café à toute heure, chaud ou glacé, noir ou au lait concentré. Le café le plus célèbre du Vietnam est sans doute le café à l’œuf (cà phê trứng), suivi de près par le café au sel et le coconut café. Au fil du voyage, je les ai tous goutés, ils sont délicieux!

Petit problème de pneu en cours de route mais comme il y a des petits garages dans le moindre village ce fut vite réparé!

La célèbre Ha Giang Loop, une route panoramique de plusieurs centaines de kilomètres, attire chaque année des voyageurs en quête d’aventure, de culture et de rencontres humaines. Beaucoup de touristes font la route à moto avec des « easy riders » qui conduisent pour eux.

En fin d’après midi, nous nous installons au Ha Giang écolodge. Le lieu est absolument magique ! La chambre donne sur les rizières, une impression de bout du monde dans un havre de paix absolument fantastique !

Quan Ba et ses montagnes jumelles

À environ 45 kilomètres de Hà Giang, la Porte du Ciel de Quan Ba, située à près de 1 500 mètres d’altitude, est le premier col de la « Route du Bonheur ». Elle offre une vue panoramique (quand il n’y a pas de brume comme aujourd’hui!) sur la vallée en contrebas, où se dressent les célèbres Montagnes Jumelles, deux collines à la forme parfaitement arrondie et associées à une légende poétique.

En explorant la Ha Giang Loop, nous avons pu admirer à travers une brume souvent présente, les magnifiques paysages du Nord et découvrir la richesse des minorités ethniques lors du marché hebdomadaire de Quan Ba

Le marché de Quan Ba qui se tient le dimanche, n’est pas seulement un lieu d’échanges et de commerce, mais aussi une occasion pour les différentes ethnies de se rencontrer, de discuter et de partager leur culture.

Ce marché dégage une atmosphère simple et familière. Chaque étal est très modeste, fait de bois, de bambou, et les produits sont exposés sur des étoffes.

De Dong Van à Meo Vac

Cap maintenant sur le haut plateau karstique de Dong Van, nous prenons la route en passant par le col Tham Ma. Une emblématique route en zigzag nous mène au sommet du col qui se situe à 1 500m.

Au sommet du col, un point de vue permet de prendre des photos de la route sinueuse en forme de S en contrebas. Et on y rencontre des enfants des minorités ethniques qui portent des fleurs, ce qui ajoute une touche charmante au paysage.

Le village de tissage de Lung Tam 

Niché dans le district de Quan Ba, à environ 50 kilomètres de la ville, ce village est réputé pour le savoir-faire ancestral du tissage du lin par l’ethnie Hmong. Depuis des générations, les femmes de la communauté Hmong du village de Lung Tam, ont développé une expertise particulière dans le tissage de lin à la main.

En utilisant des techniques traditionnelles transmises de mère en fille, elles produisent des pièces uniques qui reflètent leur culture et leur identité. Leur travail est un hommage à la tradition et à l’artisanat local, ainsi qu’un moyen d’assurer la subsistance de leur foyer. Nous avons pu y observer les différentes étapes de fabrication, de la récolte de la plante à la teinture à l’indigo et au dessin de motifs à la cire d’abeille. Quel travail!

Dès leur plus jeune âge, les fillettes sont initiées aux travaux de broderie et de couture.

C’était l’occasion de découvrir un artisanat traditionnel et de soutenir l’économie locale en achetant quelques produits faits main par les Hmongs.

Rencontre avec les Lolos noirs

La tribu des Lolos noirs est une très petite ethnie, elle ne compte que 4 000 individus et pourtant elle possède sa propre croyance et son propre langage, le nom vient de leurs costumes traditionnels qui sont majoritairement noir. Les Lolos noirs ne descendent presque jamais de leur montagne, sauf le jour du marché ethnique.

La route pour arriver jusqu’au village grimpe dans la montagne et est assez mauvaise! Nous sommes les seuls touristes, une famille Lolo nous attend pour le repas de midi.

Les maisons Lolo noirs sont aménagées suivant un même plan : l’espace à même le sol est réservé aux animaux d’élevage (bœufs, chevaux, porcs, volailles) et au stockage des outils de travail. L’étage est réservé aux habitants et se divise en trois travées : la travée centrale comporte l’autel des esprits de la maison et, en face de celui-ci, tout près de la porte d’entrée, la cuisine. Les deux travées latérales servent de chambres à coucher.

Bien qu’à l’écart du monde, les Lolos noirs sont un peuple extrêmement hospitalier. Une belle rencontre!

Bang Gioc, les plus grandes chutes d’eau du Vietnam

Les chutes de Ban Gioc naissent de la rivière Quay Son, qui forme la frontière entre le Vietnam et la Chine. Les chutes donc pour moitié situées au Vietnam et à la fois en Chine et elles tombent sur une série de terrasses formées par des corniches de roches de calcaire.

Une petite balade en bateau permet de s’en approcher au plus près pour admirer les cascades d’eau déferlantes.

Après la visite des cascades, Quang nous fait une petite surprise et nous emmène voir un endroit surprenant! La frontière entre le Vietnam et la Chine! La frontière est fermée par du barbelé et est délimitée par une borne. Il y a quelques hommes un peu louches des deux cotés. Peut-être un endroit ou l’on fait quelques échanges un peu louches!

Le village d’encens des Nung à Phia Thap

En route vers Cao Bang nous visitons le village de Phia Thap connu pour la fabrication des bâtons d’encens.

Le village de Phia Thap, habité par l’ethnie Nung, est un haut lieu de la fabrication artisanale d’encens. Depuis plus d’un siècle, ce savoir-faire ancestral se perpétue, ancrant profondément l’encens dans la vie spirituelle et culturelle vietnamienne. Bien plus qu’un simple produit, l’encens de Phia Thap est une passerelle entre le monde des vivants et l’au-delà.

C’est l’un des rares villages au Vietnam où l’encens est encore fabriqué entièrement à la main, ce qui en fait une halte intéressante lors de l’exploration de la province de Cao Bang.

Grâce à sa qualité et à son parfum authentique, l’encens de Phia Thap est, pour les habitants de Cao Bang, un élément indispensable sur les autels de nombreux foyers.

En route vers Bac Son

Bac Son est un district rural de la province de Lạng Sơn dans la région nord-est du Vietnam, situé à environ 160 km au nord-est de Hanoi.

Les rizières de la vallée, ainsi que les montagnes les entourant, créent un superbe paysage dont vous ne pourrez apprécier véritablement la beauté qu’après avoir grimpé au sommet du mont Na Lay, situé juste à côté des rizières.

Bac Son reste relativement peu visité, c’est donc une belle destination hors des sentiers battus.

Après cette belle boucle dans le Nord du Vietnam, nous allons retourner sur Hanoi avant d’entamer la dernière partie de notre périple.

Nos hébergements entre Homestay et Ecolodges

Loger chez l’habitant au Vietnam est un mode d’hébergement qui consiste à vivre sous le même toit et en même temps que la famille d’accueil. Ce type d’hébergement se développe particulièrement dans les montagnes du nord.

C’est une bonne occasion de s’immerger dans la culture locale du pays, de partager les rituels, les us et coutumes et de goûter des plats typiques. Beaucoup de bons souvenirs!

Hong Thu Homestay à Quan Ba

Koi Village Homestay à Dong Van

Meo Vac Sky Homestay à Meo Vac

Sunny Bao Lac Homestay à Bao Lac

Lan’s Villa à Ban Gioc

La Maison Boutique à Cao Bang

Duong Cong Chich Homestay à Bac Son

Visiter le Haut Tonkin, c’est remonter le temps et retrouver le Vietnam d’autrefois. Le Vietnam des traditions vivantes et des paysages encore intacts. Chaque virage offre une émotion, chaque village une rencontre. C’est une expérience humaine, spirituelle, visuelle, une belle aventure!

Road trip dans le nord entre rizières et villages ethniques

En 2013 un premier voyage au Vietnam nous avait conduit de Hanoi au Delta du Mékong en passant par Hué, Hoi An, Saigon. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce voyage au Vietnam nous avait conquis et nous a fortement donné envie d’y retourner pour découvrir le Nord que nous n’avions pas vu lors de notre premier voyage.

À travers cet article, nous vous emmenons donc à la découverte du nord du Vietnam, une région spectaculaire dont les paysages diversifiés et sa richesse culturelle offrent une expérience de voyage unique. ces trois semaines au Vietnam (avril 2026) nous mèneront de Hanoï aux régions reculées comme Ha Giang, en passant par des sites naturels comme la Baie de Halong terrestre, Mai Chau et Phu Long.

Le Nord-Est est magnifique, avec des paysages sauvages à couper le souffle, tels que ceux que l’on peut admirer à Ha Giang et au parc géologique de Dong Van, ou encore aux chutes de Ban Gioc à la frontière chinoise.

Cette grande région abrite différentes ethnies minoritaires telles que les H’Mong, Dao, Tay, Giay et Lolo noirs.

C’est une destination idéale pour les voyageurs qui souhaitent voir des hameaux peu fréquentés par les touristes de masse. Nous avons eu de belles opportunités de rencontres avec la population locale.

Hanoi, la trépidante capitale du Vietnam

Un pied dans le passé et l’autre résolument tourné vers l’avenir, cette ville, souvent environnée de brume et noyée sous le vacarme incessant de millions de motos, recèle des pépites héritées de siècles sous influence chinoise et de quelques décennies de domination française.

Nous avons eu un gros coup de cœur pour Hanoi et avons visité tous les incontournables lors de notre dernier voyage en 2013. Nous nous étions promis d’y revenir pour y flâner dans les rues et nous imprégner plus intensément de l’atmosphère si particulière de cette ville surprenante.

Enfin, nous y sommes! Pendant quatre jours nous allons explorer les rues et les ruelles de Hoan Kiem et de la vieille ville, nous régaler sur le pouce aux échoppes de rue, et partir à la recherche du ca phê trung (café à l’œuf) le plus parfait. Voici en quelques mots ce qui nous attend à Hanoi !

Hanoi entretient aussi un rapport particulier à la nature : des dizaines de lacs constellent la capitale, reliés par de grandes avenues ombragées d’arbres qui invitent à la promenade. Les plus célèbres sont le lac Hoan Kiem et le lac de l’Ouest.

Située au bord du lac de l’Ouest, la pagode Tran Quoc est la plus ancienne de Hanoi et vaut vraiment le détour. 

La Cathédrale Saint-Joseph

Majestueuse, la cathédrale Saint-Joseph de Hanoï se dresse sur une petite place de la vieille ville. Appelée aussi la « petite Notre-Dame » par les habitants du quartier, elle constitue un témoignage de l’architecture coloniale de la capitale vietnamienne.

Dédiée à Saint Joseph, protecteur du vicariat du Tonkin, elle fut consacrée lors d’une cérémonie célébrée la nuit de Noël 1886. Dans ce pays communiste, les relations entre les catholiques (environ 7 % de la population) et l’État-parti demeurent tendues!

Les ruelles environnantes sont bordées de petites boutiques de souvenirs et de restaurants.

Hoàn Kiếm, l’inoubliable Vieille Ville

Le vieux quartier de Hanoï est souvent désigné comme le « quartier des 36 rues et corporations ». À l’origine, des artisans venus des villages environnants se sont regroupés ici par corps de métier, formant des rues spécialisées.

Les noms des rues, souvent précédés du mot « Hàng » (marchandise), témoignent de cette spécialisation passée ou parfois encore présente : Hàng Bạc (rue de l’argent), Hàng Gai (rue de la soie) ou encore Hàng Mã (rue des objets votifs).

Mais la vieille ville a bien changé depuis notre dernière visite. La plus part des corporations ont disparu et les échoppes sont à présent remplacées par des marchands de souvenirs, de tee-shirts et de contrefaçons chinoises! Quel dommage!

Le marché Đồng Xuân, le cœur battant du vieux quartier

Au centre du vieux quartier de Hanoï, où les petites rues chuchotent des histoires d’un millénaire révolu, le marché Đồng Xuân se maintient comme un emblème qui défie le temps.

C’est un incontournable pour observer l’effervescence commerciale. On trouve ici presque de tout : produits frais (et vivants !), vêtements bon marché, souvenirs, biens de consommation courante et artisanat.

Ce marché, offre également une véritable symphonie de saveurs locales.  On y trouve une grande variété de plats locaux, dont le célèbre bún ốc (vermicelles aux escargots) et le bún chả (porc grillé, absolument délicieux!). Nous y avons aussi trouvé des boutiques d’épices pour acheter du poivre. C’est une véritable symphonie de couleurs et de senteurs.

Train Street

La rue du train de Hanoï est considérée comme un endroit unique! Il s’agit d’une rue étroite, d’une centaine de mètres, avec au milieu la voie ferrée, où passe encore quelques fois par jour un train.

C’est un lieu photogénique incontournable qui a su se métamorphoser pour le plaisir des touristes. Cette rue colorée abrite aussi un certain nombre de cafés et de bars, les voyageurs s’y retrouvent autour d’une bière et peuvent assister au passage spectaculaire et bruyant d’un train qui rase les habitations! C’est vraiment très touristique!

L’ancien village de Mong Phu

Nous choisi de quitter la ville pendant une journée pour explorer un peu les alentours de Hanoi. Notre guide nous a emmené a Mong Phu, une très jolie localité vietnamienne située à quelques dizaines de kilomètres d’Hanoi.

Le principal centre d’intérêt est la maison communale autrement appelée « Dinh » dans laquel se trouve une grande cour dallée. On peut également voir les temples portant les noms de Phung Hung et de Ngo Quyen qui sont deux héros nationaux du Vietnam.

Après une balade à pied dans le village, nous déjeunons chez l’habitant (un ancien journaliste qui a ouvert une table d’hôte). La sauce soja fermente dans les jarres et les vermicelles de riz sèchent au soleil. Le repas était très bon!

Cette petite escapade hors de la trépidente et bruyante ville de Hanoi a fait du bien !

Hanoi nous a encore une fois happés et emportés dans sa torpeur. Quelle ville, quel caractère !

Hanoi Boutique Hôtel

Niché au cœur du vieux quartier de Hanoï, le Hanoi Boutique Hotel propose un hébergement à 200 mètres du célèbre lac Hoan Kiem et à 5 minutes du théâtre de marionnettes sur l’eau de Thang Long. Il se trouve à 500 mètres de la cathédrale Saint-Joseph et à 2 minutes à pied du marché de Dong Xuan. L’emplacement était parfait pour nous, la chambre confortable et le personnel sympathique! Nous avons apprécié notre séjour ici!

Demain nous partons direction Hagiang dans le nord! A nous les routes vertigineuses et les marchés ethniques!

France: Le Brionnais

Escapade dans le Brionnais

Le Brionnais, ce petit « pays » situé au sud de la Bourgogne vaut un détour!

Du vert, du blanc avec les charolaises… et la couleur crème (plutôt ocre que crème) pour habiller les façades des nombreuses églises romanes qui émaillent la région.

Vous l’aurez compris : que l’on soit nature ou culture, tout en Brionnais invite à la douceur et au ressourcement. Nous y avons passé quatre jours avec Audrey et Matthieu en juillet 2025 à la découverte de cette région que nous ne connaissions pas.

Au Moyen Âge, l’avènement de Cluny provoqua une grande effervescence spirituelle et la construction frénétique d’églises et de chapelles. Le sud Bourgogne se couvrit ainsi peu à peu d’églises dans le plus pur style roman.

Aujourd’hui, on peut les admirer en suivant « Les Chemins du Roman », un road-trip totalement dédié à l’art roman qui nous a emmenés sur les chemins secrets du Brionnais!

Chaque chapelle, chaque église a son charme propre et son intérêt particulier : que ce soit dans la simplicité des sculptures des tympans ou des chapiteaux, les thèmes représentés par les sculptures ou les fresques, la couleur de la pierre qui varie du blanc au rouge en passant par toutes les nuances d’ocre, chaque visite fut le propos d’une nouvelle découverte et d’une nouvelle émotion !

La priorale d’Anzy le Duc

Le haut clocher octogonal domine le petit village et le paysage paisible du Brionnais. C’est l’une des haltes majeures sur la route des églises romanes. L’église était celle d’un prieuré bénédictin dont les origines remontent au 9e siècle.

La nef et le chœur comptent 40 chapiteaux romans, décorés de scènes historiées de thèmes bibliques, de scènes allégoriques ou symboliques, d’animaux fantastiques ou de motifs végétaux. 

Bois Sainte Marie

Édifiée à la fin du XIème siècle, l’église Notre Dame de la Nativité de Bois Sainte Marie est l’une des plus importantes du Brionnais. Ce monument a été littéralement sauvé de la ruine par une restauration au XIXème siècle. Il possède le seul déambulatoire du Brionnais, délimité par une jolie colonnade. Les chapiteaux de la nef, très expressifs, illustrent l’affrontement des forces du Bien et du Mal.

Petite église par la taille mais grande par sa richesse architecturale, l’art roman dans toute sa splendeur ! Mérite largement un détour.

Paray Le Monial, la basilique du Sacré Coeur

Située au sud du département de la Saône et Loire, Paray le Monial abrite l’un des joyaux de l’art roman! Il l’est d’autant plus que c’est la reproduction à une échelle plus réduite de la plus grande église de la chrétienté au Moyen Age, à savoir l’abbatiale de Cluny, qui, aujourd’hui a presque entièrement disparu.

C’est aussi une cité de pèlerinage très vivante car c’est ici que le Christ est apparu plusieurs fois à une religieuse ce qui sera à l’origine de la dévotion au Sacré-Cœur.

En 1875, devant l’affluence des pélerins autour des reliques de Marguerite-Marie Alacoque, le pape Pie IX élève l’église au rang de basilique. 

L’intérieur de la basilique  du Sacré Coeur de Paray le Monial est saisissant par l’harmonie et l’équilibre du style roman clunisien. C’est vraiment très beau!

Le décor sculpté de la basilique avec ses 365 chapiteaux sculptés de motifs végétaux, d’animaux légendaires, d’oiseaux, de feuillages, de lions, de grappes, de palmes, de sirènes et d’un moine, mérite toute l’attention des visiteurs.

La restauration récente 2002 à 2005 a été très réussie. Les lustres de Jean-Charles Detallante sont particulièrement remarquables. Le décor de ces lustres est un écho au bestiaire roman.

Qu’on soit croyant ou non, Paray le Monial est un des lieux qu’il faut voir quand on visite la Bourgogne.

Une visite de Paray-le-Monial est aussi l’occasion d’une déambulation au travers des rues pittoresques de cette cité, située au cœur du pays charolais.

Saint-Gervais en Brionnais

L’église Saint-Germain-et-Saint-Benoît de Saint-Gervais en Brionnais est une petite église romane datant de la fin du XIe siècle.

Si vous êtes un peu simplet ou fou, une seule destination : Saint-Germain-en-Brionnais. L’église abrite un débeurdinoir (débeurdinoir vient de beurdin, en patois local « bête ») : autel de pierre percé d’un trou pour passer la tête, destiné à soigner la bêtise humaine. Mais attention, l’efficacité n’est pas assurée, puisqu’il est possible de prendre la beurdinerie de celui qui est passé avant !

il n’existe que deux débeurdinoirs dans le monde : un à Saint-Menoux et un à Saint-Germain.

Saint-Christophe en Brionnais et son marché aux bestiaux

Chaque mercredi, dès l’aube, le village de Saint-Christophe s’anime de son hebdomadaire marché aux bovins, une institution pour les agriculteurs de bovins charolais et une curiosité pour tous!

C’ est LE RENDEZ-VOUS INCONTOURNABLE pour approcher la charolaise, la star de la région! Datant de la fin du XVe siècle, le Marché aux Bestiaux est l’un des plus anciens de France.

C’est sur ce Mur d’argent du marché aux bovins que traditionnellement s’échangeait l’argent des transactions entre maquignons.


C’est dans un cadre exceptionnel, que ce « spectacle » de vente peu commun allie le passé et le présent. Nous avons pu participer aux transactions traditionnelles de gré à gré et aux enchères passées dans le cadran moderne ! La pression montait au fur et à mesure que le cadran tournait !

Une visite guidée (que nous vous recommandons) suivie d’une sympathique dégustation de viande charolaise et de Macon blanc, nous a permis de comprendre les arcanes de la vente des bovins !

La renommée de ce marché historique va bien au-delà des frontières de la Saône-et-Loire!

La Clayette

Pour ce séjour, nous nous sommes installés dans le petit village de Colombier en Brionnais non loin de la jolie bourgade de Clayette, implantée en amphithéâtre le long d’un étang.

Joyau de cette ville, le château médiéval, remanié au XVIII et XIXème siècle, se mire dans les eaux de ses douves.

Erigé en 1380 au bord du lac, il est entouré d’eau, ce qui en fait l’un des sites les plus pittoresques de Bourgogne-Franche-Comté ! Il appartient à la famille de Noblet depuis 1722, soit depuis 3 siècles…

Si vous passez par La Clayette et êtes amateurs de bonne viande charolaise, je vous conseille le restaurant « La belle époque » juste en face du château!

Le village de Colombier-en-Brionnais

C’est ici que nous avons posé nos valises!

Le nom de ce village de Colombier vient du latin « Columbarium » qui désigne le pigeonnier. Il témoigne donc, à cette époque, de la présence d’une ancienne seigneurie, car l’élevage des pigeons était réservé aux nobles.

Le Brionnais, un terroir où tous les chemins mènent au Roman! Berceau de la viande charolaise, le Charolais-Brionnais déploie un large éventail de produits d’excellence, fruits d’une agriculture et d’un élevage mêlant tradition et exigence. Une belle découverte!

Istanbul, entre Orient et Occident

Istanbul, c’est l’Orient qui embrasse l’Occident. La ville a posé un pied sur l’Europe et un autre sur l’Asie, de part et d’autre du détroit du Bosphore qui relie la mer de Marmara à la mer Noire. Une situation unique qui a historiquement placé la ville au centre de multiples enjeux et de querelles,

Istanbul fut la Byzance des Grecs, la Constantinople de l’Empire romain d’Orient et la capitale des sultans ottomans. Il y a plus de mille ans, les Chinois l’appelaient déjà la « ville des villes ». Quant à nous, une expression ne nous est-elle pas restée pour désigner le luxe et l’abondance ? « C’est Byzance ! ».

Ce point de rencontre magique entre l’Orient et l’Occident compte plus de sites extraordinaires que des minarets (ce qui n’est pas peu dire). En l’espace de quelques minutes, nous entendrons l’appel à la prière jaillissant des minarets de la vieille ville, la sirène retentissante d’un bateau à vapeur bondé reliant l’Europe à l’Asie, les cris des colporteurs vantant leurs produits frais. Plus que toute autre, cette surprenante métropole invite à l’éveil des sens. 


Demandez aux Stambouliotes ce qu’ils aiment dans leur ville. D’un haussement d’épaules, assorti d’un léger sourire, ils vous diront qu’il n’y a, tout simplement, pas d’autre endroit au monde comme Istanbul. 

C’est en rentrant d’Ouzbékistan en avril 2024 que nous avons fait cette escale de cinq jours à Istanbul qui figurait sur notre liste des villes à découvrir depuis longtemps. Nous y avons logé à l’hôtel Bram, bien situé et tenu par deux frères très sympathiques et de bon conseil pour l’organisation des visites.

Istanbul, une ville aux multiples facettes qui n’a pas fini de nous surprendre tout au long de notre séjour!

A la découverte des plus belles mosquées d’Istanbul

Il paraîtrait qu’Istanbul compte pas moins de 3000 mosquées dispersées sur son territoire. Imposantes ou discrètes, touristiques ou méconnues, elles font partie intégrante du paysage et du patrimoine de la ville. 

La Mosquée Bleue ou Sultan Ahmed Camii

En plus d’être la mosquée la plus grande et la plus visitée, elle est considérée comme l’une des plus belles mosquées d’Istanbul. Ses caractéristiques les plus remarquables sont la symétrie des proportions et ses six minarets.

En entrant à l’intérieur, on comprend tout de suite la raison d’être de son nom, à savoir que la coupole fait 23 mètres de diamètre et que le sommet de la mosquée est orné de plus de 20 000 carreaux de couleur bleue.

Cette mosquée mérite absolument une visite quand on vient découvrir la ville. Vous y verrez tout le savoir-faire des architectes ottomans réuni en un monument emblématique.

La Basilique-Mosquée de Sainte Sophie

La basilique Sainte-Sophie, Ayasofya en turc est célèbre dans le monde depuis des siècles ! C’est sans doute le monument le plus emblématique d’Istanbul. En effet, il s’agissait de la plus grande église de Constantinople, avant sa transformation en mosquée après la prise de la ville par les Ottomans en 1453. 

Elle se situe dans le quartier de Sultanahmet, dans le « vieil Istanbul », non loin de la mosquée bleue, dont elle a inspiré l’architecture. La basilique Sainte-Sophie est vraiment un « incontournable » ! Impossible de passer à Istanbul pour la première fois et ne pas la visiter…

L’intérieur de la basilique est richement décoré. On peut y admirer deux immenses jarres en marbre ainsi que de nombreuses mosaïques byzantines à fond d’or: la mosaïque de la Vierge et l’Enfant ou encore la mosaïque de la Supplication.

En juillet 2020, le président Erdogan obtient du Conseil d’Etat turc la reconversion en mosquée. L’événement est un symbole de la réislamisation du pays, entreprise depuis plusieurs années. Depuis 2024, les visiteurs étrangers doivent payer un droit d’entrée de 25€/pers. pour financer des travaux d’entretien.

La Mosquée de Soliman le Magnifique (Süleymaniye Camii)

La Mosquée Suleymaniye est un chef-d’œuvre de l’architecture ottomane, avec un design qui combine des éléments de l’architecture traditionnelle islamique et byzantine. Elle a un plan rectangulaire et est entourée d’une grande cour fermée par une colonnade de portiques en forme de dôme.

Le dôme central de la mosquée est le plus grand et le plus haut d’Istanbul, il est soutenu par quatre colonnes massives, chacune décorée de calligraphies et de carreaux complexes.

L’intérieur de la mosquée est orné de belles décorations, de carreaux complexes, de vitraux colorés et de calligraphie. Le mihrab (niche de prière) et le minbar (chaire) sont particulièrement remarquables.

En plus de la mosquée elle-même, les visiteurs peuvent également explorer la cour de la mosquée, sa fontaine et plusieurs tombes de personnalités ottomanes notables.

La Mosquée Neuve (Yeni Camii)

Yeni Cami n’est, en fait, pas si neuve que cela ; sa construction fut entreprise dès 1597, mais elle s’arrêta dès 1603 en raison de différents politiques au sein du pouvoir ottoman. En effet, le coût exorbitant de la construction de la mosquée Neuve et son emplacement dans un quartier commerçant où vivait une importante communauté juive ne faisaient pas l’unanimité dans la cour du Sultan.

Image familière du paysage stambouliote, elle est élégante sans être originale, mais surtout remarquablement située au fond de la place Eminönü, à la sortie du pont de Galata. Cette mosquée est un exemple harmonieux d’architecture ottomane, avec sa superposition de coupoles et de demi coupoles, et ses deux minarets à triples balcons.

 

Visite du quartier des Bazars

Les Stambouliotes prennent un plaisir certain à se balader dans les rues autour des bazars, où l’énergie et la bonne humeur semblent débordantes et communicatives.

Le Grand Bazar (Kapalı Çarşı), c’est quelques milliers d’échoppes, une soixantaine de ruelles regroupées par types de produits : verroterie, tapis, bijoux, narghilés, produits manufacturés.

Le Grand Bazar se trouve dans l’enceinte des murs de la vieille ville, il existe depuis 1461, sous le sultanat de Mehmet II. Son architecture à elle seule vaut le détour avec plusieurs bedesten : des bâtiments à coupoles, entourés de hans et de caravansérails. On dit souvent qu’Istanbul a été créé pour s’y perdre. C’est spécialement vrai dans le Grand Bazar!

L’accès au marché se fait par plus de 18 portes, l’une des plus grandes étant située dans la cour de la mosquée Nuruosmaniye. La devise « Dieu aime celui qui se livre au commerce » est inscrite au fronton de cette porte, dans un cartouche orné d’armoiries ottomanes.

L’atmosphère de ce grand marché oriental reste très dépaysante même si désormais les touristes ont remplacé les caravanes venues des confins de l’Empire.

La plupart du temps les prix ne sont pas affichés, si vous achetez quelque chose n’hésitez pas à négocier !

Le Bazar égyptien (Mısır Çarşısı) ou Bazar aux épices, fut construit en 1660 (grâce à l’argent des impôts rapporté d’Égypte, tout s’explique !) et appartenait au complexe de la mosquée Neuve. A l’époque byzantine, c’était un marché où les Vénitiens et les Génois vendaient des épices. C’est l’un des marchés les plus anciens d’Istanbul et l’un des meilleurs endroits de la ville pour acheter des épices, des sucreries ou des noix. Il est situé à Eminönü, à quelques pas du pont de Galata.

Chaque jour y sont négociés des épices, des miels, des fromages, en provenance des provinces turques, des mélanges aphrodisiaques, des viandes séchées et même des animaux domestiques.

Flâner sur la place d’Eminönü

Le quartier d’Eminönü est situé à l’endroit même où fût construite la ville mythique de Byzance. C’est la plaque tournante d’Istanbul, en plus de la station de tram, de nombreux embarcadères permettent d’embarquer sur les ferrys qui, dans un ballet incessant, relient les différents quartiers européens et asiatiques d’Istanbul ou permettent de s’offrir un tour sur le Bosphore.


Le square abrite une multitude de vendeurs de bagels (simit), de sandwichs aux poissons grillés (les fameux balik ekmek), de maïs, de marrons chauds ou encore de moules fraiches qu’on peut déguster à l’unité.

La place d’Eminönü est sans conteste l’un des endroits les plus grouillants de la ville. C’est là que se dresse la monumentale « Mosquée Nouvelle » ou « Yeni valide Sultan Camii ».

Le pont de Galata et ses pêcheurs

Le pont de Galata surplombe la corne d’or et se situe sur la rive européenne entre Eminonu et Karaköy. D’un côté, il est proche de la mosquée neuve et du célèbre marché aux épices (marché Égyptien) et de l’autre côté, de la tour de Galata et de son quartier jeune, artistique, touristique et dynamique. Lorsque le pont s’ouvre au passage des bateaux, une alarme se déclenche pour prévenir les gens qu’ils ne peuvent plus accéder sur le pont.

Les pêcheurs du pont Galata

Le pont de Galata est un des endroits les plus animés d’Istanbul. Il est fréquenté régulièrement par les pêcheurs à la ligne, qui par tous les temps viennent profiter de la journée et de la nuit pour assouvir leur plaisir. Ils pêchent des maquereaux, espadons, sardines, anchois. Les poissons se tortillent dans des bassines ou des seaux, en attendant la fin toute proche.

Les restaurants du Pont de Galata

Au rez de chaussée du pont, tous nos sens sont en ébullition! On y trouve des restaurants de poissons, de produits frais de la mer, des mezzés en tous genres. Les restaurants sur les deux côtés du pont proposent à les mêmes produits, la décoration, et la musique vous aideront à faire votre choix.

Le poisson est en général servi grillé, bien préparé et surtout délicieux. Les prix restent raisonnables, malgré la haute fréquentation des lieux par les touristes, et les locaux.

Nous avons préféré nous installer dans l’un des nombreux restaurants de la rive pour y déguster un beau plat de friture.

La Tour de Galata et le quartier de Beyoğlu

La tour de Galata est l’un des monuments les plus célèbres et les plus visibles de la ville! Elle est située sur la colline de Galata en plein cœur de Beyoğlu. Elle dispose d’un panorama exceptionnel sur la ville historique (accès fermé lorsque nous y étions). La tour est devenue l’un des hauts lieux touristiques de la ville.

Le quartier de Beyoğlu

La « ville moderne », par opposition à la cité historique – s’étend de l’autre côté du pont de Galata.

İstiklâl Caddesi est l’ancienne grand’rue., elle retrouve peu à peu son prestige d’antan, surtout depuis qu’elle a été transformée en voie piétonne. Elle ne désemplit pas jusqu’au cœur de la nuit et regorge de boutiques, bars, restaurants mais aussi de musées et galeries d’art.

Cette rue piétonne à l’architecture plutôt hétéroclite, est parcourue par un tramway empreint de nostalgie. Ce tramway, qui relie la place du Tunnel à la place Taksim, s’étend sur toute la longueur de l’avenue Istiklal. C’est le seul véhicule autorisé sur Istiklal, en dehors des véhicules officiels. Cette ligne de tramway, la plus vieille d’Istanbul, a été inaugurée en 1871.

Cette artère de 1,5 kilomètre serait parcourue par trois millions de personnes chaque samedi et dimanche (on s’étonne, à chaque passage du tram, qu’il n’y ait pas d’accident).

Les quartiers de Fener et Balat

Les quartiers de Fener et Balat sont sûrement ceux ayant l’histoire la plus riche d’Istanbul. Situés côte à côte sur les flancs de la Corne d’Or, inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco, ils sont pourtant encore assez peu visités. Balat et Fener sont des quartiers multiculturels, qui abritent de nombreux Juifs et grecs orthodoxes.

Organisées comme des petits villages, l’enchevêtrement des ruelles pavées qui montent et descendent donnent l’impression d’être dans un labyrinthe.

Les maisons ottomanes colorées dont certaines sont parfaitement restaurées, les édifices religieux, les petits artisans, commerçants, les enfants jouant dans la rue et le linge pendu aux fenêtres donnent à cette zone un charme unique, hors du temps, une nouvelle facette d’Istanbul.

Après avoir découvert le quartier, et après avoir pris beaucoup de photos, une halte dans un café s’impose!

Le café Pierre LotiPiyerloti Kahvesi en turc, se situe dans le quartier d’Eyüp. Pierre Loti était un écrivain français qui vécut entre 1850 et 1923. Passionné par la Turquie, et plus particulièrement par Istanbul qu’ il décrivait comme étant « la ville unique au monde », Pierre Loti aimait se reposer là ou se trouve l’actuel café Pierre Loti, d’où son nom.

Le café Pierre Loti se trouve au milieu du cimetière d’Eyüp et non loin de la Mosquée d’Eyûp, haut lieu de pèlerinage pour les turcs et les musulmans en général. Beaucoup de familles turques aiment se promener et prendre un thé au café Pierre Loti surtout le week-end.

Depuis la terrasse du café, on profite d’ une vue imprenable sur la Corne d’Or. Nous y avons même assisté à une demande en mariage!

Le détroit du Bosphore 

Aux XVIIIe et XIXe siècles, le Bosphore et la Corne d’Or fourmillaient de caïques qui transportaient le sultan et sa cour d’un palais à l’autre, entre Europe et Asie. Ces embarcations ont depuis longtemps disparu, remplacées les ferries qui transportent touristes et Stambouliotes.

Nous avons embarqués à Eminönü pour une croisière de deux heures.

Reliant la mer de Marmara à la mer Noire, le détroit du Bosphore est l’axe principal de la ville. D’un côté, l’Europe, de l’autre, l’Asie – les deux rives sont bordées de yalı (demeures du front de mer) historiques datant de l’époque ottomane.

Cette croisière sur le Bosphore, nous a permit de voir la ville sous un angle différent et de sentir la brise fraîche sur notre visage tout en profitant de beaux panoramas.

Istanbul, la ville où les chats sont rois

Si il y a une ville où le chat est roi, c’est bien Istanbul. On les trouve partout! Sur les tables des cafés, sur les fauteuils des brocanteurs, les voitures de police, les tombes des cimetières, sur les toits des immeubles, dans les vitrines des magasins, dans les cartons des étales du marché égyptien, et même à l’intérieur de Hagia Sofia!

Il y en a partout, ici on ne  pratique malheureusement pas la stérilisation, en revanche, tout le monde les nourrit! Dans le secteur central du côté de Sainte Sophie ou du Grand Bazar, on trouve de nombreux restaurants qui laissent leurs restes aux félins.

Des assiettes de nourriture et de l’eau sont également laissées à l’extérieur des maisons pour les nourrir. Les quartiers ont même des «abris pour chats» pour protéger leurs amis à fourrure quand il fait froid. Il semble y avoir une règle tacite ici… que les chats n’appartiennent à personne et à tout le monde. Cela permet aux animaux d’être libres mais aussi bien soignés puisque chacun se sent impliqué dans leur bien-être. 

Nous sommes repartis enchantés par notre séjour à Istanbul! Nous ne nous sommes pas lassés un seul instant de nos balades dans ses rues, de son atmosphère unique, de ses monuments magnifiques et du mélange de cultures qui l’imprègne. En revanche, nous avons été étonnés par le nombre incroyable de touristes et par les prix des monuments. Les attraits d’Istanbul se sont ébruités !

Istanbul fait partie de ces villes mythiques que tout voyageur rêve de visiter dans sa vie.

Khiva la médiévale

Ce matin vers 7.00h, notre guide Komil nous attend à l’aéroport d’Ourguentch et nous filons directement à Khiva (30km). Nous y resterons quatre journées pour découvrir les trésors de la ville ainsi que les forteresses du désert.

Après une petite pause pour nous remettre du vol assez inconfortable avec Turkish Airways, nous partons à pied avec Komil pour une première approche de Khiva. Belle surprise, Komil parle parfaitement notre langue et est très cultivé. C’est un plaisir de voyager avec lui. Nous sommes enchantés!

Itchan Kala, la vieille ville fortifiée 

Khiva est un ancien comptoir sur la Route de la Soie. Protégée par une muraille en pisé (mélange de terre et de paille de riz), elle était la dernière escale des caravaniers de la Route de la Soie avant la traversée du désert en direction de la mer Caspienne. L’ensemble historique Itchan-Qala est une ville médiévale pratiquement intacte à l’intérieur de Khiva.

Nous explorons Itchan Kala, la ville médiévale entourée de remparts imposants. Ces fortifications, constituées de murs crénelés couleur sable, atteignent une hauteur d’environ dix mètres. L’intérieur de la vieille ville très bien conservée et d’une propreté exemplaire dévoile un dédale de rues pavées, ponctuées de mosquées, medersas, mausolées et d’autres constructions historiques. L’absence de voitures nous transporte hors du temps.

Kalta Minor, le minaret court

Le « minaret court » est l’un des symboles de Khiva. Il devait à l’origine être le minaret le plus élevé d’Orient, avec une hauteur de 70 mètres. Les travaux ont été interrompus alors qu’il avait atteint 29 mètres. La structure est couverte de briques vernissées turquoise, azur et de faïences.

Le minaret Islam Khodja

Le minaret Islam Khodja est l’une des constructions les plus récentes de la ville fortifiée. Minaret le plus haut de Khiva (44,5 mètres), il se distingue par sa forme élancée et ses anneaux colorés qui rétrécissent vers le sommet. La lumière de l’aube le met particulièrement en valeur.

Le mausolée de Pakhlavan Makhmoud

Pakhlavan Makhmoud est le saint patron de la ville de Khiva. Personnage hors du commun, il était fourreur de son état, lutteur hors pair et poète. Les lutteurs professionnels Iraniens jusqu`à nos jours adressent la prière au grand Pakhlavan Makhmoud avant chaque lutte. Le mausolée est coiffée d’une étincelante coupole de céramique turquoise. Cette coupole bleu persan avec un tambour en arabesques bleues et blanches est saisissante.

Dans la cour intérieure du mausolée, se trouve un puits où viennent boire les jeunes mariés désirant un enfant.

Le harem Tash-Khauli

Derrière les hautes murailles de cette citadelle au cœur de la ville, le Khan (l’empereur) se fit bâtir un palais comprenant les appartements royaux et un harem. Les artisans de Khiva était réputés pour la qualité de leurs décorations et leur travail du bois. Les iwans du harem sont la meilleure illustration de leur maitrise.

La décoration de cet ensemble est très fine : majoliques, colonnes de bois ciselé, plafonds peints de motifs géométriques.

La pièce la plus grande et richement décorée est la chambre du khan, les quatre autres chambres étaient destinées aux femmes du khan dont le nombre ne doit pas dépasser quatre d’après le Coran.

Juma Masjid, la mosquée du vendredi

De l’extérieur, rien, ou presque, ne permet de deviner le caractère grandiose de la mosquée du Vendredi.

L’intérieur est plus que surprenant : une forêt de colonnes de bois sculpté soutient le plafond de la mosquée. Chaque pilier semble avoir son histoire, l’un des plus célèbres étant celui provenant d’Inde. 

Les riches pèlerins venant en affaires à Khiva offraient parfois à la mosquée une colonne sculptée dans le style de leur ville, qui venait ainsi remplacer une autre colonne trop âgée. Au total, la mosquée compte 213 colonnes, toutes d’âges et de motifs différent

La Médersa de Moukhammad Amin-Khan

La médersa de Moukhammad Amin-khan impressionne par sa grandeur. Elle est non seulement la plus grande médersa à Khiva, mais aussi la plus importante en toute Asie Centrale.

Et ce n’est pas par hasard qu’à son entrée il y a l’écriture en arabe: “Ce formidable bâtiment existera éternellement à la joie des générations montantes”. Le bâtiment est décoré de briques glaçurées, majolique traditionnelle et toutes les portes sont ornées de sculptures artistiques. La madrassah est devenu un hôtel de charme mais on peut visiter une partie du bâtiment.

Les ruelles de Khiva

Se balader dans les ruelles de Khiva fut un régal! Partout, les odeurs d’encens se mêlent à celles des chachliks (brochettes de viande marinée, grillées au feu de bois).

Dans les rues et les cours, des étals sont remplis de magnifiques étoffes en soie et soie-coton, de gants ou bonnets en laine de chameau, de chapkas touffues en mouton et de de broderies traditionnelles.

L’ocre des murs contraste avec le bleu des coupoles et des motifs des mosaïques. La lumière du crépuscule ajoute des notes poudreuses.

Toprak Kala, le trésor de l’ancien Khorezm

Partis de Khiva de bonne heure, avec Komil et notre chauffeur, nous commençons la journée avec la traversée du mythique fleuve Amou-Daria. Un très long pont enjambe l’Amou Daria , gardé à chaque extrémité par des policiers. Le long du fleuve les vaches sont nombreuses. La route est très mauvaise. On cahote dans les nids de poules. Aucun panneau indicateur ne guide le chauffeur qui heureusement connait la route par cœur.

On ouvre grand les yeux et on apprécie les paysages. Nous entrons dans le Karakalpakstan, une république souveraine au sein de la république d’Ouzbékistan et commençons la traversée d’un désert rouge, bordé de champs où sont cultivés le coton, le riz et le blé. Le Khorezm, bien pourvu en eau est une région rizicole. Le riz est la base du plat national, le plov. Le coton « or blanc » est semé en mai récolté en septembre. Nous ne le verrons pas.

Puis les kalas, destination du jour, apparaissent à l’horizon. Kyzil Kala, Ayaz Kala et Toprak Kala, ancienne capitale du Khorezm, sont des forteresses en terre cuite construites aux alentours du Ier siècle avant J.C. et désertées plus ou moins au VIIe siècle de notre ère.

Si elles semblent encore préservées, c’est parce qu’elles ont été protégées par la terre qui les recouvrait jusqu’à leur découverte en 1938. Mais il faut vite profiter de pouvoir les voir si bien, car le tourisme et la pluie les dégradent rapidement.

La forteresse de Toprak Kala domine la plaine de l’Amou Daria perchée sur sa colline. A l’époque l’Amou Daria  avait son lit proche de la colline, mais le fleuve surnommé « fleuve fou ou fleuve enragé », changeait souvent de lit.. Toppraz-Kala ou la « ville de la terre » est l’un des monuments les plus précieux et les plus majestueux de l’ancien Khorezm. Le monument fut découvert en 1938 par le célèbre archéologue et historien Sergei Pavlovich Tolstov.

Ce magnifique château servait de résidence aux rois de Khorezm aux IIe et IIIe siècles de notre ère. Plus de 2,5 mille personnes vivaient dans la ville et la moitié d’entre elles travaillaient dans la résidence du palais.

Ce sont des lieux absolument fascinants, gigantesques, où il est encore possible de bien comprendre comment était structurée la cité. Komil nous a fourni de riches informations sur l’histoire et le fonctionnement de ces belles kalas.

Pour le déjeuner, il nous emmène dans une yourte en plein désert. Nous sommes assis sur des tapis et quelques coussins, donc réservé aux personnes jeunes et souples (comme nous!) car on ne sait où mettre ses jambes! Comme pour tout repas ouzbek, tous les mets sont posés sur la table et chacun se sert. Crudités, soupe, pot au feu, fruits, gâteaux, beignets, fruits secs…Le tout est toujours accompagné de thé. C’est très bon!

Sur la route du retour, nous croisons un berger et son troupeau. Il emmène ses bêtes se désaltérer et se laver dans la rivière avant la tonte. Parmi ses bêtes, Komil aperçoit les fameux moutons Karakul, une race très ancienne.

Le mouton Karakul est originaire de l’Ouzbékistan, où la végétation est désertique et l’eau rare, c’est pourquoi il possède une réserve de graisse localisée… dans la queue !

Les agneaux sont élevés pour leur laine, résistante et considérée comme luxueuse : l’Astrakan. Une soyeuse toison noire et bouclée que l’on retrouve sur de luxueux manteaux et autres chapkas.


Boukhara, la perle du Kyzyl Kum

Boukhara est une ville située au milieu d’une oasis et à proximité des grands fleuves mythiques l’Amour-Daria et le Syr-Daria. Elle était l’un des arrêts majeurs sur les voies caravanières. Son originalité vient de sa capacité à avoir absorbé toutes les cultures qui se sont fixées sur son territoire. Cette ville de commerçants a utilisé les bénéfices de ses activités mercantiles pour construire des bâtiments élégants et pour accueillir sans cesse la fine fleur du monde intellectuel des régions avoisinantes. Poètes, philosophes, médecins, géographes, historiens…

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