Herculanum, un trésor!

Herculanum tient son nom d’Hercule qui l’aurait fondée en rentrant de voyage en Ibérie. Autrefois située au bord de la mer, cette grosse bourgade était une station balnéaire plus petite et moins animée que son illustre voisine, la commerçante Pompei.

Pourtant, certaines de ses maisons sont nettement plus raffinées, en particulier celles qui se trouvaient sur le front de mer. Les édifices sont beaucoup mieux conservés qu’à Pompei et dégagent une atmosphère à la fois intime et énigmatique.

Située à une quinzaine de kilomètres et encore plus proche du volcan, cette petite ville a été complètement ensevelie sous une couche de boue et de lave.

Mais elle est mieux conservée que sa voisine car, pour la plupart, les 2 étages des édifices sont encore intacts. On peut encore voir à l’intérieur de nombreuses belles fresques et mosaïques qui mettent en évidence le luxe de la ville avant l’éruption.

Les matières volcaniques accumulées à Herculanum ont également permis une conservation extraordinaire du site : le bois n’a par exemple pas été dissous comme à Pompéi et on a pu retrouver un grand nombre d’objets et de mobiliers inédits et malheureusement détruits à Pompéi.

L’état de conservation du site est vraiment exceptionnel et l’immersion dans la vie antique y est donc encore plus saisissante.

Plus petite et plus intimiste, c’est une belle visite complémentaire à celle de Pompéi…à ne pas rater!

Une journée à Pompéi

Visiter Pompéi, c’est se plonger dans les couloirs du temps ! Le fabuleux site archéologique est un musée à ciel ouvert arborant les détails d’une vie de tous les jours.

L’éruption du Vésuve en l’An 79, ensevelit la ville de Pompéi sous 5 à 6 mètres de pluies de cendres et de pierres ponces, faisant plusieurs milliers de morts. Tout s’est éteint à tout jamais en deux jours…!

Enfouie sous les sédiments volcaniques, non érodée par les intempéries et les imprécations du temps, la ville fut oubliée pendant plus de 1500 ans et c’est au 17ème siècle qu’elle fut redécouverte dans un très bon état de conservation.

Les cendres générées par l’éruption volcanique se sont transformées en une couche protectrice qui a traversé les siècles. Imaginez la scène il y a près de 2000 ans, lorsque le Vésuve est entré en éruption. Un nuage de cendres et de poussière s’est élevé à près de 20 km de haut projetant des roches en fusion sur des kilomètres à la ronde. Durant 20 heures d’affilée, une pluie de cendre s’est abattue sur Pompéi. Terrible et apocalyptique!.

Ce n’est qu’au XVIème siècle que l’on a redécouvert cette cité antique. Les fouilles quant à elles n’ont démarré qu’en 1748 et n’ont jamais cessé depuis.

Si vous cherchez l’endroit le plus fréquenté du site de Pompéi, alors vous l’avez trouvé ! Le Forum est en effet le noyau de la ville. C’est la place principale de Pompéi où s’élevaient des édifices religieux, politiques, économiques et administratifs.

Dans les thermes il y a deux espaces de part et d’autre des chaudières. Une section pour les hommes et une section pour les femmes. Attenants à cette salle, il y a un vestiaire, une salle de bain à eau froide, une salle tiède, et une salle chaude pour accueillir tout le monde. Et du monde, il y en avait car les thermes étaient publics, pas cher, et donc très fréquentés.

La maison du Faune: C’est la plus grande maison de Pompéi qui tire son nom de la statue dans la cour avant. Rien que 2970 m² de propriété !

Côté visite, il y a une grande cour à l’arrière où il ne faut pas rater la mosaïque très détaillée d’une scène de bataille. Sinon, les jardins sont également intéressants.

Le temple d’Apollon, est le plus vieux bâtiment dans le forum.

Les rues de Pompei possèdent toutes des passages piétons surélevés qui permettaient aux passants de ne pas se mouiller les pieds en traversant pendant les fortes pluies mais aussi aux chars de passer. C’est l’une des curiosités du site archéologique de Pompéi !

Les 2.000 habitants qui n’ont pas réussi à fuir la colère du Vésuve en l’an 79 furent ensevelis sous la lave instantanément. Une fois les corps décomposés, ils ont laissé places à des espaces creux. Des siècles plus tard, les archéologues ont réussi à détecter ces espaces vides et les ont remplis de plâtre liquide. Aujourd’hui on peut voir ces moulages d’hommes et de femmes et même d’animaux pétrifiés à jamais. Les traits et les gestes terrifiés sont capturés eux aussi à jamais. Impressionnant et marquant.

Et oui, et sans transition, il y a aussi des bars à Pompéi ! Les amphores sont encore visibles. C’est là que le précieux liquide était stocké.

Pompéi s’enorgueillit d’honorer l’amour sous toutes ses formes. Capitale du plaisir, elle compte des dizaines d’établissements réputés.

L’amour est présent, sous toutes ses formes, du plus sentimental au plus vulgaire. Dans l’ensemble de la cité, on a dénombré au moins vingt-cinq lupanars, dont la direction est parfois indiquée par un phallus gravé dans les dalles de la rue ou peint sur un mur.

Cependant, la présence d’un tel attribut n’est pas obligatoirement liée à un lieu de plaisir. En effet, à Pompéi, comme dans tout le monde romain, le phallus est censé protéger du mauvais œil et il est normal de le représenter un peu partout pour écarter le mauvais sort d’une maison et de ses habitants.

Le visiteur peut ainsi découvrir des scènes préservées de la vie d’antan, arpenter des rues romaines et jeter un coup d’œil dans des maisons, temples, échoppes, cafés, amphithéâtres et même un lupanar vieux de deux millénaires.

Visiter Pompéi c’est faire un voyage dans l’histoire et dans le temps, au cœur de la vie des ses habitants. C’est aussi découvrir leurs habitudes et leur vie quotidienne d’une façon privilégiée et unique.

Bella Napoli !

Direction Naples, la ville italienne aux multiples facettes. Visiter Naples, c’est découvrir bien plus qu’une ville! Elle est connue pour traîner de nombreuses casseroles derrière elle, pourtant la beauté est partout pour qui veut bien la voir. Naples peut laisser sceptique, mais nous avons décidé d’aller voir plus loin que le tas d’ordures qui peut s’éparpiller dans les rues. Nous y avons passé quelques jours en avril 2008 avant de filer vers Sorrente et la magnifique côte amalfitaine.

Cette ville réputée pour être « sale » peut facilement décourager, mais ne restez pas sur des aprioris. C’est au fil de ses découvertes, que l’on apprend à l’aimer et à apprécier son authenticité. Comme vous le voyez, nous ne faisons pas partie de ceux qui n’ont pas aimé Naples, bien au contraire, nous l’avons aimé telle qu’elle est, avec son désordre et ses originalités.

Nous avons commencé notre découverte en montant sur la colline du Vomero pour visiter la chartreuse de Saint-Martin qui domine toute la ville: vue panoramique et émerveillement garantis !

A côté de l’église s’ouvre le Chiostro Grande (le grand cloître), il renferme le cimetière des moines, délimité par une balustrade blanche surmontée de sculptures de crânes. Les bustes disposés aux 4 coins du cloître représentent des membres de l’ordre.

Pour regagner le centre historique, empruntez la pedamentina et ses 414 marches. C’est l’un des passages les plus anciens de la ville.

Les quartiers espagnols (Quartieri Spagnoli)

Impossible d’aller à Naples sans passer dnans le quartier espagnol à la fois populaire, vivant et joyeux ! Nous avons adoré déambuler dans ces petites rues animées. Vous y trouverez tout plein de petits restaurants et bars.

Ce quartier conserve une réputation de pauvreté et de criminalité depuis sa création il y a près de cinq siècles ! Néanmoins, les quartiers espagnols ne manquent pas d’intérêt et doivent être visités car c’est ici que l’on peut découvrir l’âme de Naples !

Nous avons flâné dans ces petites ruelles étroites où slaloment voitures et deux roues, où le linge pend aux fenêtres ou sur les terrasses dans la plus pure tradition napolitaine entre des images pieuses… et nous avons bien aimé !

Ce quartier respire la vie (et les odeurs d’essence des scooters, certes) et l’authenticité.

Galleria Umberto I: Symboles du renouveau de Naples à la fin du 19ème siècle, les galeries marchandes étaient le lieu de rendez-vous de la bourgeoisie napolitaine. Aujourd’hui, ces espaces commerciaux réalisés dans le style Liberty (art nouveau) font partie du patrimoine architecturale de la ville.

Lors de votre visite de Naples, n’oubliez pas de passer par la Galerie Umberto I ! C’est une immense Galerie marchande, connue pour son toit voûté et son dôme de verre. Vous y trouverez quelques magasins de chaines, des terrasses de cafés, des glaciers etc… Cette galerie est impressionnante en plus d’être super photogénique!

Inimaginable de visiter Naples sans visiter son Centre Historique ! Même si c’est ici que vous trouverez le plus de touristes, le centre reste un véritable incontournable avec ses petites rues, ses boutiques d’artisans locaux et ses nombreux restaurants aux prix très abordables !

Il faut prendre le temps, s’installer à une terrasse et s’ imprégner de l’atmosphère très particulière qui se dégage du coeur de la cité.

Et dans le centre, il est une rue qu’il faut absolument aller voir! Elle est connue sous le nom de rue San Gregorio Armeno, mais chez les Napolitains, elle est connue sous le nom de rue des crèches. Dans cette ruelle, c’est Noël pratiquement toute l’année, les artisans fabriquent à la main, depuis des siècles, des figurines pour décorer la crèche.

L’humour napolitain émerge parfois dans la création de statues kitsch, irrévérencieuses et ironiques qui décrivent avec sagacité l’actualité italienne et internationale : du politicien du moment au joueurs de foot (Maradona principalement parce qu’il est célébrée par les Napolitains comme une divinité).

Dans ces rue étroites, nous avions l’impression de faire partie d’une comédie napolitaine! 

Voici le Castel del Ovo, l’une des vues les plus célèbres de Naples : un puissant château agrippé à son île, avec le Vésuve en toile de fond. Pourquoi cet étrange nom de château de l’Œuf ? La légende dit que Virgile, le célèbre poète latin, y aurait déposé un œuf en or, qui ne devait en aucun cas être déplacé, au risque de faire encourir à la ville les pires dangers…

Citadelle fortifiée, il fut résidence royale mais aussi siège de la Marine. Aujourd’hui il accueille des expositions temporaires, congrès et diverses manifestations.

Naples, ses marchés, sa cuisine

La cuisine napolitaine a largement influencé la gastronomie italienne au fil du temps. Tomates et légumes poussent à proximité des pentes du Vésuve et les agrumes de la côte amalfitaine sont magnifiques.

Très central, le marché Pignasecca se déploie sur la piazza du même nom. On y trouve entre autres des boulangeries, des triperies, des boucheries et des fromageries-charcuteries. Un passage par le Mercato Pignasecca est l’occasion de s’inspirer pour un pique-nique ou de faire le plein de provisions pour cuisiner à la napolitaine.

Arriver à Napoli, c’est entrer dans le royaume de la pizza! Qui ne connaît pas la réputation sans frontière de la très fameuse pizza napoletana, mémorable avec sa pâte mince et souple tel une crêpe fine, ses saveurs authentiques et son parfum de cuisson au feu de bois?

Parmi les cornetti, nous avons découvert à Naples les traditionnelles sfogliatelle. Il s’agit de petits chaussons de pâte feuilletée farcis de ricotta sucrée et de petits morceaux d’agrumes confits. Un régal! A manger au bar avec un ristretto, j’adore!

De l’autre côté de la baie de Napoli se trouve la ville de Sorrento ainsi que la magnifique région de la côte amalfitaine, où le citron et le limoncello sont rois.

Le limoncello est servi en fin de repas, avec ou après le café, pour terminer la soirée sur une incomparable note de fraîcheur citronnée!

Naples est une ville au caractère bien trempé, de celle que l’on n’oublie pas après son séjour. Anarchique, bruyante, désordonnée… Elle l’est toujours, et c’est ce qui fait son charme. Une ville pleine de vie, avec les enfants qui jouent au foot sur les places, le linge qui sèche aux fenêtres et les napolitains qui parlent fort sur le pas de la porte.

Voilà pourquoi nous avons aimé Naples!

Rome, la ville éternelle!

C’est bien connu, «tous les chemins mènent à Rome»! Nous en avons emprunté un en avril 2022 pendant une semaine avec bonheur.

La ville de Rome a reçu de nombreux noms dont celui de Ville éternelle par traduction du latin « urbs aeterna », en référence à sa pérennité et à sa grandeur. En effet, nulle part ailleurs il est aussi facile de parcourir 28 siècles d’histoire! Que l’on soit amateur de vieilles pierres, d’art, d’histoire, d’architecture, de gastronomie, la capitale de l’Italie regorge de lieux culturels et insolites qui font toute la richesse de cette ville cosmopolite.

Pour ce séjour, nous avons choisi un hôtel dans le quartier de Monti (Hotel Grifo). Un très bon choix! Le quartier est très sympathique et bien situé, nous avons tout fait à pied (sauf le Vatican).

Dans ce quartier, des rues envahies par des rideaux de verdure  descendent puis remontent en un labyrinthe où l’on se perd pour déboucher sans le vouloir sur le marché de Trajan, sur le Colisée ou sur le Quirinale.

A Monti, la vie est légère et les couleurs pastel des façades vous donnent irrésistiblement envie d’une bonne glace aux saveurs de citron, de framboise ou de yahourt… Le quartier prend les estomacs en embuscade et sème une gelateria tous les 100m environ, alors ne cherchez pas à résister et cédez à la tentation…

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Rome, ses plus belles églises

San Clemente, Saint Jean de Latran, Santa Maria Maggiore (4 avril 2022)

Rome compte plus de 400 églises, autant dire que nous n’en verrons que quelques unes! Quatre d’entre elles sont les basiliques majeures : Saint-Pierre, Saint-Jean du Latran, Sainte-Marie Majeure et Saint-Paul hors les murs. Elles constituent avec trois basiliques mineures, les étapes du traditionnel « Tour des Sept Églises » des pèlerins se rendant à Rome.

  • San Clémente, la paléochrétienne.

Grâce à cette visite qui normalement se déroule sur trois niveaux (dont deux souterrains), on peut s’initier à la vie de la ville de Rome, et à la présence chrétienne qui y commence quelques années seulement après la Résurrection du Christ. Mauvaise surprise pour nous, au guichet on nous annonce que les parties souterraines ne peuvent être visitées qu’avec un billet acheté en ligne. Impossible de l’acheter sur place!!! On se demande quelle est la fonction de la dame au guichet! Il y a peu de monde ce matin mais elle refuse de nous vendre un billet! Dommage!

Nous visitons donc le « rez-de-chaussée », ou se trouve la basilique construite au XIIème siècle, et dont la mosaïque est une merveille! Véritable catéchèse de la vie, la splendide mosaïque représente le Christ sur la croix encadré par la Vierge et Saint Jean l’Évangéliste. La croix est représentée comme une vigne, avec des figures d’hommes, d’animaux, et de végétaux. Douze colombes représentent les apôtres. Sous la mosaïque, la fresque du XIVe siècle représente les apôtres.

  • Saint Jean de Lattran, la cathédrale de Rome.

L’archibasilique du Très-Saint-Sauveur, plus connue sous le nom de basilique Saint-Jean-de-Latran (San Giovanni in Laterano) est l’une des quatre basiliques majeures de Rome. Elle se trouve sur la place du même nom, c’est une cathédrale, siège de l’évêché de Rome, dont l’évêque n’est autre que le pape. Elle est considérée comme la « mère » de toutes les églises de Rome et du monde.

Saint Jean du Latran est d’une grande importance historique. Elle a été le siège de la papauté jusqu’au début du XIVème siècle, 5 conclaves s’y sont déroulés et les fameux accords du Latran y furent signés. Ces accords établis entre Mussolini et le Pape ont permis de fixer le rôle du Saint Siège sur Rome.

L’intérieur de la basilique Saint Jean de Latran que nous voyons aujourd’hui est baroque. Le superbe sol, de style cosmatesque date du XVème siècle. De même, le plafond en bois sculpté et doré du XVIème siècle a été conservé.

De la nef, moyennant une obole, nous avons pu accéder au magnifique cloître de Saint Jean de Latran. Le cloître gothique date du XIIIème siècle et a conservé ses belles colonnes droites ou torsadées avec des incrustations de style cosmatesque.

Le baptistère est accessible en ressortant de Saint Jean de Latran par la façade latérale. Il est de forme octogonale et date du IVème siècle, de l’époque de l’empereur Constantin. Pendant plusieurs siècles, il a été le seul baptistère de Rome. C’était fort probablement le premier baptistère chrétien. Ce baptistère sera, pendant des siècles, le modèle des autres baptistères.

Au centre on voit encore la grande vasque dans laquelle les chrétiens des premiers siècles étaient baptisés. La vasque est entourée par huit colonnes en porphyre rouge.

  • Basilica di Santa Maria Maggiore et ses superbes mosaïques

La place Santa Maria Maggiore est située sur le sommet le plus élevé de la colline de l’Esquilin, l’une des sept collines de la Rome antique. Au centre de cette place, vous pourrez admirer une grande colonne isolée sur son socle. En face se dresse l’imposante basilique Santa Maria Maggiore. A l’époque de sa construction, le quartier était assez déserté, ce qui permettait à l’église de dominer la ville.

La « Basilica Papale di Santa Maria Maggiore » est la plus grande (Maggiore) des quatre-vingt églises Sainte Marie de Rome. Elle a été construite en 432 à endroit même où la Vierge Marie serait apparue en rêve au Pape Libère et qu’un manteau de neige aurait recouvert la colline un 5 août en plein été (étonnant alors qu’il fait si chaud à Rome en août !!!). Ce jour est commémoré tous les ans avec des pétales de fleurs blancs qui pleuvent du plafond au sol.

De nombreuses mosaïques dans la basilique sont encore d’origine. Le plus remarquable dans cette église, est le plafond à caisson en bois doré, lequel fut construit sous les ordres du pape controversé Alexandre VI avec les premiers ors rapportés d’Amérique par Christophe Colomb.

La Basilique Sainte-Marie-Majeure est ainsi un véritable patchwork architectural combinant les influences paléochrétiennes, romanes, renaissance et baroque !

Durant cette première journée, nous nous sommes baladés d’église en église, le nez au vent parmi les places et les fontaines de jolies ruelles au charme médiéval.

La Rome historique

Fori Imperiali, Piazza Venetia, le Panthéon, Piazza Navona, Fontaine de Trévi, Piazza di Spagna, Piazza del Popolo, Giardini e Galeria Borghese (5 avril 2022)

Via dei Fori Imperiali

Pendant notre séjour nous logeons à l’hôtel Griffo, dans le quartier « Monti ». Situé entre les forums impériaux et la gare Termini, ce quartier alternatif est bien situé et nous permet de visiter Rome à pied.

Juste à deux pas de là, impossible de manquer la Via dei Fori Imperiali, véritable artère principale de la ville, qui s’étend de la Piazza Venezia au Colisée. L’artère coupe littéralement en deux parties l’aire archéologique du Forum romain et du Palatin. C’est vraiment l’une des plus belles rues de Rome, concentrant de fait énormément de touristes, et bordée par divers restaurants de part et d’autre.

La plus belle façon de profiter des lieux est incontestablement de faire une balade à pieds. Le site archéologique dévoile tous ses charmes, agrémenté de pins tout le long de la traversée, et véritable poumon du centre historique de la ville.

Impossible de manquer les imposants marchés de Trajan. A l’origine cette place était le haut lieu des échanges mercantiles ordonnés par l’empereur romain Trajan. Au centre de la place, la colonne de Trajan, tombe de l’empereur, dont le soubassement sert de pierre tombale à l’urne contenant ses cendres.

Un site chargé en histoire et un passage incontournable du centre historique.

Piazza Venetia : Cette place est dominée, voire écrasée, par le Vittoriano, monument dédié à Victor-Emmanuel II, roi d’Italie après l’unification du pays.vCet édifice grandiloquent est affublé de divers surnoms : la machine à écrire, mais aussi le dentier ou la pièce montée. La place en elle-même est surtout un grand carrefour où il faut faire attention de ne pas se faire renverser !

Le Pantheon: Spectaculaire pour son architecture cylindrique et son ancienneté (deux mille ans, tout de même !), le Panthéon est incontournable. Il symbolise « la ville éternelle » à lui tout seul! Il fut érigé par Agrippa en 27 av. J.-C. Le temple dont le nom signifie en grec « de tous les dieux » est alors dédié à Vénus et à Mars, respectivement grand-mère et père des deux jumeaux Romulus et Remus.

La structure repose sur un anneau de béton de roche volcanique mélangée à du mortier sur lequel s’appuient des murs de 6 m d’épaisseur. Un mystère que ni les archéologues, ni les ingénieurs, ni les architectes n’ont définitivement résolu ! 

Le tambour cylindrique est traversé par des briques et des arcs pour supporter la plus massive coupole jamais réalisée pendant l’Antiquité ! Sa forme intérieure, en 5 rangées de caissons, se termine par une vaste ouverture centrale (9 m de diamètre) qui éclaire l’ensemble. Étrangement, on raconte que la pluie ne rentre jamais dans le Panthéon.

Baissez les yeux, le marbre et les mosaïques sont ici d’origine. Le sol est légèrement concave pour canaliser de potentiels écoulements d’eau évacués par les 22 orifices mystérieux qui sont reliés à un réseau d’égouts souterrains.

 Le Panthéon abrite de nombreuses sépultures parmi lesquelles on citera notamment la tombe de Vittorio Emanuele Ier, premier roi de l’Italie, d’Umberto Ier, son fils, de Margherita di Savoia, d’Hannibal Carrache et du grand Raphaël. 

Piazza Navona: Une place splendide et mythique! Romains et touristes aiment se promener sur ce qui fut autrefois le stade de l’empereur Domitien. Ils s’installent autour des fontaines ou des cafés et se laissent charmer par les musiciens.

Au centre de la place se trouve la Fontaine des Quatre Fleuves. Cette réalisation sculpturale, chef-d’œuvre du baroque, célèbre quatre fleuves majeurs : le Danube, le Gange, le Rio de la Plata et le Nil.

Fontana di Trevi: C’est l’un des endroits les plus mythiques de Rome. Qui ne connaît pas la scène du film La Dolce Vita, où une sublime Anita Ekberg se baigne dans le bassin de la fontaine de Trevi tout en y embrassant Marcello Mastroianni ?

Un monument romain entré à jamais dans la mythologie du cinéma!

Élégamment appuyés sur la façade du Palazzo Poli, statues et bas-reliefs semblent être perchés au-dessus de masses rocheuses, d’où l’eau jaillit de tous côtés.

La Fontaine de Trevi fut réalisée par Niccolo Salvi. On y voit Neptune qui domine des chevaux marins, guidés par des tritons, sortes de sirènes au masculin. Ce qui est représenté ici, c’est donc la puissance des océans et non pas l’eau douce de la fontaine.

La Piazza di Spagna est situé à proximité de la fontaine de Trevi, c’est l’une des places les plus connues de Rome, elle attire énormément de monde!

La place est bordée de beaux immeubles aux couleurs chaudes. Mais ce qui fait la réputation de la place d’Espagne, est la perspective de la fontaine de la Barcaccia à l’église de la Trinité des Monts, reliée par un très bel escalier construit au XVIIIème siècle.

L’escalier, monumental, mène à l’église de la Trinité des Monts. Construit en 1725 par les français, il a permis de raccorder ces deux parties de la ville. Depuis, il est devenu un lieu de repos et de rencontre pour les visiteurs.

Depuis la Piazza del Popolo, un escalier nous mène jusqu’à un belvedère qui nous offre une vue magnifique sur la place. Il est directement connecté aux magnifiques jardins de la Villa Borghese.

Le jardin de Villa Borghèse de Rome est l’un des plus beaux parcs d’Europe. L’Etat a hérité ces jardins de la famille Borghèse.

C’est un immense parc qui faisait partie du vaste ensemble que constituaient les grands domaines d’agrément des nobles Romains. Le parc est agrémenté de nombreuses statues, et d’innombrables petits édifices, comme ces temples et fontaines.

Aujourd’hui la Galerie Borghese est l’un des musées d’art les plus prestigieux. À l’intérieur on peut y trouver une grande partie de la collection du cardinal Scipione Borghese.

Cette splendide collection est exposée sur deux étages, dans une vingtaine de salles décorées. À l’étage supérieur on y trouve une grande galerie d’art riche en oeuvres célèbres, comme la Venere Vittoriana de 1805, connue au niveau international sous le nom de Paulina Bonaparte ; c’est l’oeuvre la plus célèbre du musée et son symbole.

Le rez-de-chaussée, où les mosaïques et les fresques qui décorent les murs et les plafonds ont été conservés au cours des années, est dédié aux sculptures et à l’antiquité classique.

Dans la Galerie on peut trouver aussi des oeuvres de Bernini, Tiziano, Caravaggio, Rubens, Botticelli et Canova. Les sculptures de Bernini et de Canova rendent chaque salle particulière.

Pour les amateurs d’art et de tableaux anciens, la Galleria Borghese est un “must” à Rome. Les œuvres y sont exposées plus ou moins comme elles l’étaient à l’époque……..nous avions l’impression d’être invité chez les Borghese!

Sur les traces de la Rome antique

Du Capitole au Colisée (8 avril 2022)

Ce matin, nous partons sandales aux pieds et toges au vent à la découverte de la Rome mythique. Et notre balade débute à la piazza Venezia, point névralgique de la ville.

La piazza Venezia est dominée, voire écrasée, par le Vittoriano, monument dédié à Victor-Emmanuel II, roi d’Italie après l’unification du pays. Cet édifice grandiloquent est affublé de divers surnoms : la machine à écrire, mais aussi le dentier ou la pièce montée. De nombreux éléments sont là pour symboliser l’Italie réunifiée comme les seize statues du fronton pour les régions et les fontaines pour les deux mers baignant la Botte.

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